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Les différentes situations qui devaient être revues à l’occasion du CTSD du mardi 7 avril ont été l’occasion de constater, cette année encore, que la carte scolaire départementale dépend étroitement du budget de l’Etat. La logique qui consiste à réfléchir la situation des écoles en fonction du nombre de postes accordés au département aboutit forcément à une gestion contrainte que nous dénonçons, le manque de postes nécessaires pour répondre aux besoins des écoles. Le SNUipp-FSU estime à 2180 le nombre de postes qu’il faudrait dans le Nord pour pallier aux insuffisances constatées chaque jour : la scolarisation des tout petits, le remplacement, l’implantation des RASED, la formation continue, etc…
Cette année, la dotation ministérielle (+73 postes) a été en totalité absorbée par les 63 postes requis pour la pondération horaire accordée aux enseignants en REP+, la création de 3 postes de coordonnateurs REP et les 7 postes nécessaires à l’application du nouveau système de décharge pour la Direction d’école. D’autre part, afin de mettre en place les 42 postes « Plus de maîtres que de classe » supplémentaires dans le département, ce sont les 42 postes animateurs soutien qui ont été supprimés. Les écoles qui avaient mis en place des dispositifs pour venir en aide aux enfants en difficulté devront revoir leur copie ou tout simplement abandonner les stratégies en cours.
C’est ce que l’on appelle communément « déshabiller Pierre pour habiller Paul ». Pour répondre aux décisions ministérielles annoncées comme une solution à la résorption de l’échec scolaire, c’est bien dans le réservoir départemental que l’on puise. En attendant, les écoles continuent d’attendre désespérément le remplaçant espéré en cas d’absence d’un PE avec un désagréable sentiment d’abandon bien difficile à comprendre. Sans parler des dysfonctionnements que crée l’absence de remplaçant dans les écoles.

Fidèle à sa volonté d’équité et de transparence, le SNUipp-FSU a relayé toutes les situations des écoles qui lui ont été transmises (plus de 600 cette année). Si pour certaines, nos arguments ont pu infléchir les décisions initiales prévues par le DASEN, dans d’autres, il a fallu composer avec des données chiffrées, certes étayées par des critères sociaux ou techniques, mais souvent à la limite du traitement équitable revendiqué par le DASEN. Nous continuons de réclamer le retour aux seuils (ouverture et fermeture) et l’indication de l’indice social des écoles dans les documents de travail ; ceci afin d’éviter toute ambiguïté et incompréhension au moment où les décisions sont actées.
La carte scolaire 2015-2016 sera définitive à l’issue du CDEN (Conseil Départemental de l’Education) qui se tiendra le mercredi 15 avril à 9h00. D’ici là, les écoles qui ne se satisfont pas des décisions arrêtées à l’issue du CTSD doivent se manifester auprès de l’IEN de leur circonscription, des élus des communes, des parents d’élèves et de notre organisation syndicale. Le SNUipp-FSU, comme il l’a toujours fait, répondra à toutes les sollicitations destinées à aider les collègues dans leurs démarches.
Chiffres académiques :
Chiffres : Nombre d’élèves et postes rentrée 2015
1er degré : -359 élèves et 101 postes ( -20 pour la démographie, mais +120 pour les critères de la difficulté sociale)
2nd degré : +1413 élèves et +102 postes ( pondérations REP + comprises dedans).
Pour le Nord : + 73 ETP
Prévisions des effectifs à la rentrée de septembre 2015 :
+ 176 élèves
- 49 élèves en maternelle
+ 196 élèves en élémentaire
+ 29 élèves en CLIS
TOTAL : + 176 élèves

